Et s'il suffisait tout simplement

Que nos regards s'effleurent

Que sur nos lèvres silencieuses

Quelques mots s'esquissent

Pour qu'un tourment

Doux et lent

Chavire lentement

Nos corps éloignés

Puis un sourire

A peine dessiné

Un signe de la main 

Presque uniquement imaginé

Et dans nos corps une tempête 

Qui s'agite imperceptiblement

Quelques pas lents

Tranquilles, presque nonchalants

Et nos mains qui se rapprochent.