Citrons et sucreries

22 mai 2020

Et nos mains qui se rapprochent.

Et s'il suffisait tout simplement

Que nos regards s'effleurent

Que sur nos lèvres silencieuses

Quelques mots s'esquissent

Pour qu'un tourment

Doux et lent

Chavire lentement

Nos corps éloignés

Puis un sourire

A peine dessiné

Un signe de la main 

Presque uniquement imaginé

Et dans nos corps une tempête 

Qui s'agite imperceptiblement

Quelques pas lents

Tranquilles, presque nonchalants

Et nos mains qui se rapprochent.

 

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Terminus.

Cerveau trop confiné, pas envie de me colleter à l'actualité, toucher, pas toucher, pas d'avis sur les élections pas d'avis sur les postillons, pas d'avis sur les donneurs d'avis juste plonger dans l'absurde de mes mots qui me transportent dans mes délires. Zeste de citrons, reste d'imagination, passion, cornichons. En tirant sur le bouchon j'ai vu passer la mer, au loin tes cheveux frémissaient dans le soleil et le champagne se mit à couler à flot. Défaut, démons, désert. Dès hier j'ai senti passer dans l'air une sorte d'abécédaire désorienté qui de page en page déchiffrait des textes chiffrés, défrichés défraîchis. M'afficher ici échevelé, m'enchevetrer sans chercher à chevaucher les écheveaux chaloupés m'attristait. J'ai pris le train. Tu m'avais dit que tu y laisserais la trace de ta main. J'ai cherché. Je ne l'ai pas trouvé. Tu as du prendre un autre train. Le mien s'est arrêté au bout de 100 kilomètres. Terminus.

 

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10 mai 2020

Masques.

C'est curieux comme les masques nous démasquent...

 

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22 avril 2020

Lettre d'un vieux rouge.

Du fond de ma pension je ne comprends plus très bien pourquoi l'on veut faire entrer des ipad dans les ehpad. Pour remplir le vide créé par le covid ? Pour aseptiser mes relations avec mes proches me dit-on. Pour éviter la circulation du virus. Ne pas mourir de solitude et crever dans la sollicitude . Moi je préfère rêver à d'autres latitudes, casser mes habitudes plutôt qu'errer, hébété de mon oreiller à mes mots fléchés vers le néant du corridor qui mène à l'impasse finale. C'est l'impasse finale, groupons-nous et demain...Et demain je vous emmerderai comme aujourd'hui et je continuerai à croire aux barricades derrière lesquelles nous nous confinerons pour lutter contre le virus du capitalisme !

 

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18 mars 2020

Covid

Juste un petit mot pour vous dire que je vous espère en forme !

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14 mars 2020

Que ferons-nous de nos illusions ?

Si l'asymptote de la litote nous pousse au paroxysme idyllique des illusionnistes introvertis, il faudra bien que sur le chemin incertain et lointain des iconoclastes apparentés aux situationistes elliptiques des pâturages imaginaires, l'élégance, l'apparence et la fulgurance des elfes introverties nous conduisent à l'hilarité contenue et néanmoins insomniaque des âmes zélées qui contournent les azalées étonnantes. Dans le cas contraire, la contrariété des désirs esquivés ne pourra que contredire le précepte hydrogéné des alambics silencieux.

Et dans ce cas que ferons nous de nos illusions ?

 

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08 mars 2020

Espoir.

Il pleut dans la maison allons voir dehors si le chat a retrouvé le livre de Camus qu'il aime tant. 

Les grands penseurs ont-ils assez pensé ?

Jean Daniel, je me suis nourri de vos écrits

Et le monde aujourd'hui ?

Je suis orphelin de tant de monde de tant d'idéaux

Et des enfants meurent noyés en méditerranée

J'ai vécu pour connaître un monde meilleur

Et je vieilli dans un désastre humain

Qui pourra me faire croire que je quitterai ce monde heureux ?

 

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19 février 2020

Brigade décence.

Me too, balance ton ceci balance ton cela pourtant je suis dans le train et cette fille a des seins sublimes et je les regarde vais je être dénoncé  à la brigade des vieux pervers. Bordeaux Saint Jean 40 MN avant ma correspondance salon grands voyageurs  qu il est doux ce parfum qui egaye mes sens. Elle est en face de moi tailleur impeccable ordi à la pomme sur les genoux. Elle est belle et mystérieuse et je me dis que ma journée est douce. Devrais je me dénoncer à la brigades des pensées impures. Montpellier terminus. Enfin du soleil. Vivement que je vois les amandiers en fleurs derrière chez moi. Peut être la jolie joggeuse de 17 heures passera-t-elle  sur le chemin le long du canal. Je ne dirai rien à la brigade des journées lumineuses. 

 

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18 février 2020

Mélancolie.

Il pleut et doucement l'idée d'un baiser inspiré éloigne la mélancolie. 

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29 décembre 2019

Tout petit poème.

Sur la route interminable des continents écervelés

Une touffe d'herbe regarde la folie du monde.

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