Citrons et sucreries

29 décembre 2019

Tout petit poème.

Sur la route interminable des continents écervelés

Une touffe d'herbe regarde la folie du monde.

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26 décembre 2019

Gravité

Je ne sais pas comment dire

C'est une sorte de douceur douleur

Elle part d'un sourire

De deux doigts qui s'effleurent

Et elle se répand

En prenant sa source

A l'endroit exact

Qui doit être notre point de gravité

De cet endroit précis

Vont voyager des milliards de sensations extrêmes

Qui vont fourmiller

Et irradier

Réveiller

Révéler

La moindre petite terminaison insoupçonnée de notre corps

Raidir

Humidifier

Grossir

Tendre

Et envahir notre cerveau d'une drogue douce

Et si forte

Pour nous transporter 

Dans la seule irréalité qui compte

Juste parce que tu m'auras souri et que j'aurai touché le bout de ton doigt.

 

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25 décembre 2019

Noël Naïf

Je le remets même si je ne le trouve pas très bon, je l'aime bien. Joyeux Noël !!!

 

Je vais vous avouer

Je n'aime pas le bonhomme rouge

Et même si je n'y crois pas

Je préfère le petit enfant dans la crêche

Qui plus tard chassera

Les marchands du temple.

Pourtant j'ai cédé aussi

Au Dieu de la consommation

Et j'ai aimé les cadeaux reçus.

Et si nous nous etions simplement dit

Nous sommes contents d'être ensemble

Nos sourires ont plus de valeur

Que les produits des marchands.

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02 décembre 2019

La promesse de plus tard.

Juste poser ma tête là

Et respirer

Au rythme de ta respiration.

Un rai de lumière,

Soleil taquin.

Nos silences complices,

A peine de lents soupirs

Qui se répondent.

Attendre sans impatience

La promesse de plus tard.

 

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30 novembre 2019

Encore temps

Crois-tu qu'il est encore temps d'être déraisonnable

Crois tu qu'il est encore temps de sourire à une inconnue

Crois-tu qu'il est encore temps de s'enflamer

Crois-tu qu'il est encore temps d'écrire des billets doux

Crois-tu qu'il est encore temps de perdre la tête

Crois-tu qu'il est encore temps d'écrire des poèmes

 

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23 novembre 2019

Démence.

Démence ? je veux écrire des trucs déments. Pour fuir ? M'inonder de musique, toutes les musiques comme une transe. Pour fuir ? Sur un chemin escarpé une grenouille s'évanouit en voyant une pierre millénaire exploser à force d'immobilisme. Et je chante, moi qui chante faux, dans ce choeur, au milieu d'une cathédrale démolie par les bombes, je chante à m'epoumoner pour que le soleil revienne dans la nef, éclairer ce choeur nu. Nu comme l'origine, comme la création, comme l'art,comme la pureté, comme la beauté. Dans le ciel du noir, que du noir et quelques points de lumière, éphémères, hypothétiques, imaginaires, irréels. Et les voix emplissent l'espace et je me noie.

 

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03 novembre 2019

Sibélius. Concerto en ré mineur.

Oh mon amour, je ne sais plus si c'est toi ou la musique qui m'emmène loin, si loin, ce violon, Hilary Hahn, Sibélius, concerto en ré mineur. Pardonne moi ! Mais si, c'est toi et la musique, toi et le violon. Non c'est nous, je suis sûr que c'est nous, je ne peux pas percevoir la musique comme je la perçois, si forte, si puissante, si pénétrante, si intérieure, si résonnante, je ne peux pas la percevoir ainsi sans toi, Ce n'est pas un voyage, c'est autre chose. C'est parce que tu es là, nue souriante, ta main dans ma main que le violon explose dans ma poitrine, m'irradie me transforme enveloppe mon âme d'irradiations multicolores, c'est parce que je ressens, ton corps si proche du mien, toutes les incantations de l'oeuvre immense qui traversent tes sens, ce qui vibre dans ton corps vibre dans le mien en harmonie, pourtant immobiles, nos corps immobiles, juste ta main dans ma main et ces sensations extrêmes de bien être absolu, de caresses subliminales, d'être en toi comme jamais, de te sentir en moi si fort. D'apesanteurs en transports interstellaires, de calmes en turbulences, nos corps si calmes communiquent en silence jusqu'à l'explosion finale du concerto. Jusqu'à cette jouissance extraordinairement inconnue.

 

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02 novembre 2019

Voyage musical.

Tchaikovsky

Concerto pour violon

La musique habille la maison

La colore

L'éblouit

La transforme en vaisseau musicale

Mon visage 

Si proche du tien

Une larme qui épouse une larme

Et nos sourires qui s'enchevêtrent

Comme un passage vers un ailleurs suspendu

Un baiser sublimé par la puissance douce et romantique du violon

Nos corps que la musique emporte vers des paysages multicolores

Et pose sur un tapis sensuel de calme 

Caresses à peine effleurées

Avant l'envol à nouveau du violon

Pour des horizons vertigineux

Éblouissants

Passionnés

Démesurés.

 

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01 novembre 2019

Halloween

Tous les ans je re-partage ce texte...

 

J'irai poser des citrouilles
Sur vos tombes
J'y mettrai des rubans oranges
Des lumières à l'intérieur des citrouilles
Des chapeaux de sorcières
Sur les vases en marbre
Des balais
Dans les bras du Christ
Je repeindrai vos tombes
En orange
Bien fait
Fallait pas me quitter si tôt
Sortirez-vous de colère
Pour me gronder?
Non je vous connais
Vous êtes bien capables d'en rire !

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La maison de retraite.

Cette chanson de Michel Jonasz me bouleverse au plus haut point. Je n'ai pas trouvé de vidéo et je n'arrive pas à mettre un lien audio. Lisez les paroles, cherchez la chanson sur le net et pleurez comme moi.

 

J’ai retrouvé ta lettre où tu disais peut-être
Un jour on s'ra trop vieux
Pour s'écrire des poèmes
Pour se dire que l'on s'aime
Se r' garder dans les yeux

Tu parlais de naufrage,
D'un corps qui n'a plus d'âge
Et qui s'en va doucement
De la peur de vieillir et d'avoir à subir
L'impertinence du temps

De n' plus pouvoir s'aimer si la mémoire s'en va
Et qu'on n' se reconnaît plus
Et perdre me disais-tu le plaisir de me plaire

l' envie de me séduire

Peur de la dépendance
Et de finir sa vie dans une maison de retraite
De la fin qui commence
De l'esprit qui divague
Peur de ne plus pouvoir un jour
Rire à mes blagues

Mais tout ça c'est des bêtises est-ce que tu réalises
On s' ra jamais trop vieux
Pour s'écrire des poèmes, pour se dire que I’on s'aime
Se r' garder dans les yeux

Et je veillerai sur toi et tu veilleras sur moi
Ce s' ra jamais fini

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