Citrons et sucreries

14 avril 2019

Voyage

Je voudrais juste poser ma tête là

Sur ton ventre nu

Te sentir respirer

Te regarder

Te parler des mille douceurs

Doucement

Avec de longs silences

Des mille douceurs

Qui habitent mon esprit, mon corps

Quand je sens ta chaleur, ton odeur

Après de longs silences encore

Te parler des mille couleurs 

Que je ne peux entrevoir qu'ici

Avec toi, ma tête posée là

Et puis doucement t'embrasser

Doucement m'enivrer de tes soupirs

Doucement nous enivrer de plaisir.

 

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03 février 2019

Bouquet de ronces.

Un bouquet de ronces

Dérive 

Sur le ruisseau sinueux.

Joli ruban,

Arrangé avec goût.

A-t-il été oublié ?

A-t-il été jeté ?

Refusé ?

Rendez-vous raté ? 

Que voulait-il dire ?

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19 janvier 2019

Double vie.

Nostalgie du futur

Où tous les désirs oubliés

Se sont perdus à jamais.

Toutes les amours espérées, 

Tous les mots jamais lus,

Les visages imaginés,

Les corps attendus,.

Pourtant ils furent de si beaux refuges

Pour repeindre le présent

Aux couleurs de l'attente,

Du rêve;

J'y ai vécu tant de belles choses.

Double vie.

 

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30 décembre 2018

Trouver les mots.

Je voudrais trouver les mots

Pour caresser ton âme, ton coeur

Ou ton esprit, je ne sais pas.

Des mots mieux qu'une main

Mieux que des lèvres ou un corps nu

Des mots, des sons, une musicalité

Pour t'émouvoir te chavirer.

T'enlever du réel 

Pour sensualiser l'irréel

Dans une plénitude sensorielle

Si forte, si vraie, si folle.

J'aimerais trouver les mots

Pour t'emmener dans un voyage sensuel

Sans jamais en connaître la destination

Mais en espérant l'émerveillement

Des douceurs intérieures.

J'aimerais trouver les mots 

Que tu reliras pour voyager avec moi.

 

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23 décembre 2018

Trois flocons.

Panne de phrase

Panne de vers

Panne d'harmonie

Je mets alors des mots dans un chapeau

Pour en tirer des sons au hasard

Mais j'oublie le chapeau

Au fond de la volière

Et je m'en vais sur un chemin incertain

Émerveillé par trois flocons de neige

Destinataire, embarcadère, dromadaire

Dans ma poche une photo de toi

Sur mon épaule un baluchon au bout d'un bout de bois

Ou une lanterne

Division, oraison, déraison

Soleil à l'horizon

Un oiseau se pose sur mon épaule

Délire, relire, désir

Je ne trouve plus le chemin de la maison

Je vais peut-être suivre ces trois flocons.

 

Posté par Stan Alerion à 15:21 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


17 novembre 2018

En tête à tête.

J'appréhende

Les méandres

De mes pensées sinusoïdales

Ce dédale

Instable

D'idées tirées d'inimitiés 

D'instantanés

D'étés éthérées

J'aimerais errer

Sans balbutier

Me délasser

Sans me lasser ni te délaisser

Cheminer

Nu, nouveau, néophyte

Renaître sans rien renier

Dans un  tête à tête insensé

En mémorisant l'oubli.

 

 

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11 novembre 2018

Défier le temps.

Pour cela il faudrait que le temps s'arrête

Pour que ce ne soit pas un souvenir

Magnifié ou estompé

Pour que l'intensité hyperbolienne

De cet instant

N'appartienne jamais au passé

Pour que nos sourires

Nos larmes

Nos visages 

Nos corps

Notre sueur 

Nos philtres d'amour

Se figent dans une éternité réelle

Et que jamais nos mémoires défaillantes

N'édulcorent ce moment précis

Où tout rayonne

D'une unicité 

D'une intensité

D'une luminosité

Jamais atteintes

Il faudrait que le temps s'arrête

Et que le chemin continue

Pour que jamais ne cesse

Notre envie de défier

Le temps

Ensemble.

 

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03 novembre 2018

Et tu m'as dit...

Et mes larmes ont coulé

Et je t'ai serrée dans mes bras.

Je l'ai vu

Rayonnant de ton sourire,

Et je me suis vu, bientôt,

Le regard émerveillé.

Quelques secondes,

Et une émotion si forte, si intense

Qui me revient, qui me bouleverse

Oh ma fille !

Je croyais avoir tout vu, tout vécu

Je croyais avoir vécu mes plus belles émotions

Et tu m'as dit

Tu vas être Papi 

 

 

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28 octobre 2018

Résister quand même.

Le problème, c'est que les fascistes arrivent au pouvoir par les élections,  comme avant

Comme avant les fours crématoires

Le problème c'est que les homosexuels sont tabassés dans la rue, comme avant

Le problème c'est que les juifs sont tués dans leurs synagogues, comme avant

Le problème c'est que les migrants sont repoussés de partout, comme avant

Le problème c'est que l'avortement redevient illégal, comme avant

Le problème c'est que tout le monde a peur de l'autre, comme avant

Le problème c'est que les riches sont toujours plus riches comme toujours, 

Le problème c'est que tout le monde fait le dos rond, comme avant

Le problème c'est que la vie aurait pu être belle, mais je n'y crois plus

Le problème c'est qu'il faut résister, quand même !

 

 

 

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21 octobre 2018

La couleur des hivers.

Des cimes

Des arbres

Dessine les cimes des arbres

Décime les arbres

Tue nos racines

L'estime des arbres

J'estime que l'on glisse, que l'on se hisse

Vers le néant

A quoi destines-tu les arbres

A quoi destines-tu ton destin

Assassine, assassine

Précipite-nous dans les abysses

Coulisses des précipices sans interstices

Et plus personne ne connaîtra

La couleur des hivers

Qui irradie les délices des printemps.

 

Posté par Stan Alerion à 14:40 - - Commentaires [2] - Permalien [#]