Cerveau trop confiné, pas envie de me colleter à l'actualité, toucher, pas toucher, pas d'avis sur les élections pas d'avis sur les postillons, pas d'avis sur les donneurs d'avis juste plonger dans l'absurde de mes mots qui me transportent dans mes délires. Zeste de citrons, reste d'imagination, passion, cornichons. En tirant sur le bouchon j'ai vu passer la mer, au loin tes cheveux frémissaient dans le soleil et le champagne se mit à couler à flot. Défaut, démons, désert. Dès hier j'ai senti passer dans l'air une sorte d'abécédaire désorienté qui de page en page déchiffrait des textes chiffrés, défrichés défraîchis. M'afficher ici échevelé, m'enchevetrer sans chercher à chevaucher les écheveaux chaloupés m'attristait. J'ai pris le train. Tu m'avais dit que tu y laisserais la trace de ta main. J'ai cherché. Je ne l'ai pas trouvé. Tu as du prendre un autre train. Le mien s'est arrêté au bout de 100 kilomètres. Terminus.